NOTRE HISTOIRE

ILARRIA est une vieille maison du village dont la signification du nom évoque un site de landes : Iri (site) larria (landes). La propriété possède 30 hectares, dont 10 hectares plantés en vigne. 
 
Il s’agit d’une propriété familiale depuis plusieurs siècles qui pratiquait la polyculture comme dans la plupart des fermes de cette zone de montagne du Pays Basque.
 
Le vin provenant des vignes plantées sur les anciens terroirs de renom a toujours été une production de la maison. C’en est devenu l’unique production depuis 1987. C’est à cette date qu’a démarré un programme de plantation sur les terroirs argilo calcaires situés sur les coteaux dominant la maison.
 
Les bâtiments à l’architecture bas-navarraise de la maison de 1853 abritent un cuvier et un chai à barriques  enterrés naturellement, du fait de la construction du bâtiment sur une butte.
 

UN HÉRITAGE DE PLUSIEURS SIÈCLES

Les romains dont la présence est démontrée à Saint-Jean Le Vieux  au IVème siècle  sont certainement à l’origine de la culture de la vigne au Pays Basque mais c’est aux moines de l’abbaye de Roncevaux que l’on impute le développement de ce vignoble à Irouleguy et dans les villages aux alentours.  Située sur la halte la plus haute du chemin de Compostelle, l’abbaye de Roncevaux y accueillait les pèlerins. Selon un texte de l’époque, ils pouvaient y trouver le gîte et le couvert gratuitement durant trois jours et trois nuits, de l’eau chaude pour se laver, des coiffeurs et des cordonniers pour y réparer leurs chaussures. Il est fort probable que les moines de Roncevaux aient participé au développement de ce vignoble au XIIème et XIIIème siècle quand ce monastère servait d’avant garde au royaume de Navarre.

Le bâtiment de 1853 accueille un chai semi-enterré
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Coteaux argilo-calcaires au dessus de la Chapelle St Vincent

 

Lors de l’annexion de cette partie de la Navarre par Henri IV, les moines seraient repartis à Roncevaux, laissant les vignes entre les mains des seigneurs locaux qui continueront le développement du vignoble, allant jusqu’à atteindre plus de 1000 hectares.

Par la suite, les guerres mondiales et le phylloxéra vont quasiment décimer le vignoble, jusqu’à ce que, dans les années 60-70, une poignée de vignerons décide de relancer la production de vin alors qu’il ne restait plus qu’une quarantaine d’hectares de vigne.

Aujourd’hui les décombres de la chapelle dédiée à St Vincent patron des vignerons située sur une butte au cœur du village demeurent les témoins de cette longue histoire. Sur les coteaux du village et des villages alentours aussi, de nombreuses anciennes cabanes de vigne sont encore debout pour témoigner de cette histoire dans laquelle ont pris part des générations de vignerons.